Déclaration d'amour
Au départ, quand j'ai commencé à raconter ces histoires de dragueurs à la noix, je pensais plutôt m'adresser aux filles. Or, à ma grande surprise, l'énooorme majorité des commentateurs et, ajouterai-je en une déduction tout aussi fulgurante qu'invérifiable, sans doute aussi des lecteurs sont des hommes... C'est vraiment curieux. Moi qui pensais que les dragueurs à la noix, c'était un sujet qui n'intéressait pas du tout, mais pas du tout les hommes.
Alors voilà, je voulais vous dire, à vous, tous les Vince, les Maxx, les Kristophe, les Loic, les Ludo, et vous aussi tous les autres que j'oublie mais c'est pas vraiment de ma faute c'est parce qu'une souris ça a tout de même un espace limité sur son disque dur, je voulais vous dire...
Je vous aime...
Vous qui m'apportez tant, vous qui m'élevez vers des horizons inconnus où s'agitent des formes d'intelligence que j'ignorais jusqu'alors.
Vous qui savez si bien saisir tout le sel, toute la moëlle, toute la chair de mes modestes réflexions, et même plus, vous qui leur trouvez un sens nouveau, leur donnez un tour particulier qui vous st propre, vous qui les éclairez d'un jour insoupçonné, vous qui leur donnez tant de relief et de profondeur.
Vous qui savez comme nul autre allumer au coin de mes lèvres ce sourire sans pareil, et ces soupirs d'aise qui s'échappent de ma poitrine à chacun de vos traits d'esprit.
Vous qui chaque jour, chaque semaine, me surprenez à nouveau par le miroitement infini de vos trouvailles, vous dont l'esprit toujours renouvellé sait faire vibrer en moi les cordes les plus justes, vous qui, avec tant de prévenance, vous attachez à me donner chaque fois de nouveaux sujets d'émerveillement devant la beauté du monde, vous qui, j'ose employer le mot, m'initiez à des ressources insoupçonnées de la nature humaine.
Vous, mes muses, vous qui m'apportez le souffle sacré, vous qui m'inspirez aux soirs de lassitude... Je vous aime, oui, je vous aime tant.
Je n'arrive même pas à croire à tant de bonheur, je n'arrive pas à comprendre comment cela a pu m'arriver, à moi, de vous rencontrer. Je jalouse ma chance, bien consciente d'en être tellement indigne.
Et dire que parfois un doute affreux m'étreint, mon petit coeur se serre et les larmes me viennent aux yeux, lorsque, l'espace d'un instant, je me rends compte que peut-être vous ne m'aimez pas autant que je vous aime...