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Parce que tous les dragueurs ne sont pas à la noix, la définition est ici.

Si après ça vous avez toujours envie de taper sur la souris, c'est par .

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Comme il n'était pas la moitié d'un observateur avisé, il s'aperçut immédiatement que la souris n'était pas la moitié d'une gnognotte, qu'il lui fallait du solide, du musclé, qu'il lui fallait, tiens : un livre. La solition de ce dragueur-là au problème souricesque, c'était qu'il avait écrit un livre.


Non, il ne voulait pas vendre son livre à la souris. Il voulait prendre un verre avec elle. "Au café de Sartre." Pas donné le nom du café, mais à ma connaissance, il ne se trouve pas dans le bon arrondissement pour ça ; à moins que ce ne soit une manière de signaler sa mauvaise foi. Mais pour prendre un verre avec la souris, son argument était donc : "J'ai fait un livre."


Argument intéressant : à première vue, pas grand'chose de commun entre un verre et un livre. En cherchant bien, à la rigueur : tous deux sont remplis d'un contenu plus ou moins nourrissant, plus ou moins épais, qui peut monter à la tête, et parfois on y trouve des bulles (dans ce cas c'est une BD).


A part ça, rien. Peut-être voulait-il ainsi garantir qu'il y aurait, autour du verre et pour en assurer l'isolation, une solide conversation : au moins, on pourrait parler de son livre. Peut-être voulait-il simplement assurer son prestige aux yeux de la souris, un peu comme José Garcia dans La Vérité si je mens 2 lorsqu'il explique qu'il est tellement pris par sa réussite professionnelle qu'il n'a absolument pas de temps à consacrer à une femme (le prestige, un art délicat).


Mais très bien ! Il avait fait un livre. Parlons-en. Pas un roman, non. Du théorique: audacieux, de chercher à épater la souris sur son propre terrain. Elle questionne, creuse, gratte, demande de définir les concepts, ne le lâche plus  Elle veut savoir si cet homme fait preuve de cohérence dans ses écrits - ce serait déjà un bon début. Mais la cohérence n'est pas la qualité première du dragueur à la noix. Il s'embrouille, se perd, peine à justifier, n'arrive plus à faire le lien avec une idée évoquée deux phrases plus tôt, se nourrit de notions ronflantes, mais hélas la souris sait ce qu'elles signifient et lui n'arrive pas à les relier entre elles. Mauvaise pioche. Cinq minutes plus tard, nous voici en plein dans cet inoubliable moment d'Idiocracy :


- Mais les plantes ont besoin de Brawndo pour pousser !


- Ah bon, pourquoi ?


- Brawndo est plein d'électrolytes !


- Et c'est quoi, les électrolytes ?


- Ben c'est ce qu'il y a dans le Brawndo !

 

- Mais pourquoi en met-on dans le Brawndo ?

 

- Mais... Parce que Brawndo est plein d'électrolytes !


Il est grand temps de le planter là. Il donne le titre de son livre, quand même. Dit à la souris d'aller le voir en ligne. Elle répond qu'elle lui écrira si ça lui plaît. Laissant l'ambiguïté. Mais d'ambiguïté nulle, sur internet : aucun livre de ce nom. Pas vraiment étonnant.


Lundi 12 juillet 1 12 /07 /Juil 08:58
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