Quand une carpe dit "hem"

Publié le par La Souris Blonde

Un sushi dépressif me faisait remarquer tout récemment qu'en présence de comportements dragualanoisiques, toute jeune fille normalement constituée se contenterait de ne pas répondre.
Ce qui n'est pas le cas de la souris.
Donc la souris n'a à s'en prendre qu'à elle-même, CQFD.


Lequel argument je m'empresserai de réfuter de toutes les manières possibles, imaginables et logiquement formulées, enfin au moins quelques-unes, parce qu'on a pas toute la journée devant nous non plus.

D'abord par un argument ad hominem, ou plus exactement ad sushem.
Les poissons ne parlent pas.
Or le sushi est fait de poisson, et qui plus est de poisson coupé en morceau.
Et qui plus est dépressif.
Corollaire 1 : le sushi parle encore moins qu'un poisson, donc ses remarques, aurant dire qu'elles font "gloub", et encore.
Corollaire 2 : si tout le monde lui sort des corollaires comme ça, pas étonnant qu'il soit dépressif.
Et toc.

Mais je vous sens insatisfaits. J'ajouterai donc un argument fondé sur une loi générale du genre.
Les poissons ne parlent pas.
Les dragueurs à la noix ne sont pas des poissons.
Donc les dragueurs à la noix parlent. Toujours.
Et c'est pas une souris muette qui les empêchera de causer (parce qu'il faut pas exagérer non plus, les sushi c'est peut-être pas bavard, mais enfin les souris, ça fait guère que des bruits de souris).
Et toc (bis).

Et j'appuyerai cette loi générale par un exemple, parce que je sais que vous n'attendez que ça.
Les poissons ne parlent pas.
Parfois, la souris est du genre sirène, mi-souris, mi-carpe (oui, j'aurais pu formuler ceci sur un thon différent, mais on abordera la question de la laideur souricienne un autre jour). Mais peine perdue puisque (voir plus haut) y'a pas d'arrête dans les noix.
Autre couloir, autre moeurs. Ce jour-là, le dragueur à la noix ne déambulait pas, mais était nonchalamment adossé à quelque élément de mobilier administratif sur un trajet de la souris au boulot.
Pour engager la conversation, fixer la souris, du plus loin qu'elle arrive, avec une insistance gênante, n'était peut-être pas la meilleure solution.
Mais passons.
Une fois la souris mal à l'aise, s'adresser à elle, non plus en la regardant dans les yeux, mais en jetant un sourd "ça va" dans son dos, n'était peut-être pas la meilleure solution.
Mais passons.
Une fois la souris partie sans se retourner, attendre son trajet suivant en se planquant dans un coin pour lui reprocher avec véhémence que "même pas elle répond" n'était peut-être pas la meilleure solution.
Mais passons.
Une fois que la souris eut définitivement cessé de sourire, s'arranger pour gêner chacun de ses passages avec un air menaçant n'était peut-être pas la meilleure solution.
Mais passons.
Une fois la souris devenue quasi-transparente, prendre à témoin l'auditoire pour clamer bien fort à quel point la souris est souris de peu de qualité n'était peut-être pas la meilleure solution.
Enfin.
L'on conclura que la souris n'a pas besoin de semer son grain de sel pour récolter des noms d'oiseaux.

Nous terminerons cette brillante démontration par un appel à contribution : si quelqu'un connaît une recette de poisson aux noix...
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B
Je parle du titre et du texte et de l'humour qui se dégage en général du blog. Alors non, ne retourne pas te cacher !
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L
Hem.Hem.Enfin hem, quoi.
B
J'aime beaucoup ton blog, il est drole et très bien écris. Il y a beaucoup de très bons jeux de mots et j'adore ça. Bravo !
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L
Oh, j'espère que tu ne parles pas du titre, sinon je retourne me cacher.
G
excellent les arguments ad sushem :)
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T
Ce sushi peu me chaut.Peu me sushi ce chaut.Chaut me sushi ce peu.Ce sushi me soucie.Fût-ce à moi qu'il échûtQue ce sushi s'échoueCe sushi j'eusse occis Et ce midi le mangis.
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L
On ne parle pas la bouche pleine, enfin!
L
Et dire que le Sushi avait prit toutes les précautions (emploi de la troisième personne en premier lieu) afin d'éviter toute attaque sur sa (dure) condition de poisson (et de riz au vinaigre) Il a néanmoins fait un gloub. Mais la remarque n'était pas une basse attaque. Elle était une constatation de courage et du sens du sacrifice de la souris. Et merci pour la délicieuse démonstration ad sushem!
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L
Oh oui, mais si la souris n'était pas un peu de mauvaise foi, ce serait moins bon pour la santé.Le foie de morue, y'a rien de plus souverain.